Mémoires de Paddy -Blanche et la femme aux fusains du bout du jardin

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Vivre avec une maîtresse âgée de 90 ans atteinte de la maladie d’Alzheimer n’est pas chose facile. Paddy, petit York fidèle et sensible, est aux premières loges pour nous raconter ce qu’engendre comme troubles quotidiens cette sale maladie dégénérative. Il partage chaque instant de la vie de celle qu’il aime et qu’il protège de très près, mais la femme aux fusains du bout du jardin, le vieux militaire et une foule de bébés blêmes et de différentes petites filles, tous entités, ne tarderont pas à venir perturber le quotidien déjà très étrange de dame Blanche et de Paddy qui sont les seuls à les voir… à les entendre, à s’en défendre !

Ce roman constitue une véritable thérapie, il tourne en dérision ce que nous n’avons pas le droit de dire, la douleur du malade, celle des aidants de la famille en passant par celle des fidèles animaux de compagnie qui souffrent eux aussi de cette dégénérescence involontaire, traumatisante, et malheureusement bien trop réelle… Il donne une fin convenable à l’inconvenable, un espoir au désespoir, une légèreté à la lourdeur, un sens à l’incompréhension, une trace à jamais laissée par celle qui finalement disparaît. C’est une histoire d’amour de tous les jours, et de tous ceux qui entourent Blanche. Une histoire qui finit bien parce que l’on veut bien… Même si, en réalité, j’ai beaucoup de chagrin,

MOI, son petit chien Paddy.

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Extraits du livre

 

EXTRAITS DU LIVRE

Bonjour, je m’appelle PADDY, je suis un tout petit chien de race Yorkshire, les enfants de Blanche m’ont offert à elle à l’occasion d’un jour d’anniversaire. Je sais que les chiens ne parlent pas et, pourtant, je me dois de vous conter l’histoire émouvante de ma très chère maîtresse.

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Il était une fois une brave femme répondant au doux prénom de Blanche, âgée de plus de quatre-vingt-dix ans, qui, depuis quelque temps, avait des oublis anormaux et vivait dans une petite maison, dont elle oubliait souvent où en étaient rangées les clefs. La maisonnée était bien cachée derrière un gros saule pleureur centenaire. Blanche pleurait, car sa maison devait être remplacée par un énorme entrepôt ainsi qu’un immense parking garnit d’une effrayante pompe à essence.

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Entourée de toutes ces voix depuis quelque temps, Blanche ne s’ennuyait plus, ces voix et ces chants que personne n’entendait étaient devenus son quotidien. Il y avait bien sûr un ténor, parfois un baryton ou des chanteurs d’opéra, des genres de chorale gospel. Elle était bien seule à les entendre et, pourtant, ici, il y avait plein d’amis, d’amis et ses refrains qui lui ôtaient parfois le reste de sa lucidité, par accès ! Eux étaient toujours bien présents. Tout chez elle devenait « par accès », par excès, voire seulement par accès ! La religion qu’elle avait bannie de par la perte cruelle de son enfant, elle semblait s’en faire un devoir de repentir et tout devenait à base d’Israël et de religion.

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La fatigue morale et physique parfois s’emparait d’Anna et d’Alex, Caroline ne venait qu’épisodiquement en « remplacement » de ses frères et sœurs durant les vacances, car elle habitait une région bien plus éloignée…

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Elle refusait que je sorte faire mon pipi du soir, une femme à la silhouette longue et fine, un voile de lin sur la tête était au fond du jardin, elle lui racontait en chuchotant qu’il ne fallait surtout pas qu’elle bouge ou qu’elle ouvre la porte !

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Elle parlait de l’homme habillé en militaire comme d’un « vilain », parce qu’elle ne pouvait pas encore voir son vrai visage et qu’elle en avait très peur avant qu’il ne lui révèle sa véritable identité .

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Informations complémentaires

ISBN ebook

9782407034536

Version

Ebook téléchargeable, Livre papier

Format livre

310 pages

A propos de l'auteur : Maryse Verrier

Maryse Verrier

Maryse, originaire du nord de la France, auteur, poète, peintre et sculpteur autodidacte, est très attachée aux valeurs familiales. Elle désire laisser des traces de son passage sur cette terre au travers de l’art et de l’écriture afin d’en faire profiter tous ceux qu’elle aime ainsi que tous ses lecteurs. Mère de trois grands enfants, jeune grand-mère de plusieurs petits-enfants, sensible, sociale et sentimentale, elle présente aujourd’hui son quatrième roman. Maryse s’inspire de tout ce qu’elle a pu voir, aimer ou faire au cours de sa vie et dans ses songes, elle flirte souvent avec l’imaginaire. Déteste l’injustice et la maladie. Sa vie professionnelle en milieu hospitalier ainsi que ses nombreux rêves ont beaucoup inspiré son écriture ainsi que toutes les villes dans lesquelles elle a vécu.