Marie

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J’ai voulu raconter la vie de ma grand-mère dans une famille d’agriculteurs du midi de la France.
Elle avait 17 ans à la fin du 19e siècle et vécut jusqu’en 1963. Elle était l’aînée d’une grande fratrie comme il en existait à cette époque. Elle-même eut quatre enfants.
Sa vie fut celle de toutes les femmes qui accompagnaient leur mari dans l’exploitation d’une petite ferme de quelques hectares, de faible rendement, dans un terrain souvent pentu puisque les montagnes toutes proches encaissaient la vallée étroite de la Bordette.
Pas un moment de répit avec l’élevage des moutons, des chèvres, l’entretien et la cueillette des arbres fruitiers, la culture de la vigne, les prairies apportant la pâture, les oliviers donnant de belles olives noires. Un peu de repos seulement pendant les hivers rigoureux.
Elle réussit à surmonter de nombreux événements tragiques qui jalonnèrent son existence grâce à sa forte combativité et sa grande piété.

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Extraits du livre

EXTRAIT DU LIVRE

Marie, ma grand-mère était une petite femme, menue, très discrète, avec une voix très douce. Elle était timide, parlait peu en société. Pendant un repas familial, elle se mêlait très peu à la conversation de peur de gêner. Elle écoutait, souriait, cependant elle aimait parler aux enfants.
Ce n’est qu’après quelques années, lorsque j’étais devenue une petite fille, que je me suis vraiment intéressée à elle.
 Ses cheveux, à peine gris, tombaient à ses pieds. Elle les relevait en un chignon sur la nuque tenu par une simple pointe de menuisier. J’aimais la surprendre lorsqu’elle se peignait. Elle ne voulait pas se montrer, ses longs cheveux défaits.
Elle portait une longue robe noire, un gilet noir, de grosses chaussures rustiques lui permettant de se déplacer plus facilement quand elle devait se rendre dans les champs. Sur la tête, un foulard, noir également, qu’elle ne mettait que les jours de grand soleil, et qu’elle enroulait autour de sa tête.
Je la côtoyais chaque jour puisqu’elle vivait avec mon grand-père Auguste dans la ferme qu’ils avaient exploitée puis transmise à leur fils Paul, mon père. Clément, mon oncle, vivait avec nous et restera dans la propriété familiale jusqu’à la fin de sa vie. Il ne s’est jamais marié.
Marie possédait un défaut physique depuis sa naissance. Elle était bossue, tout comme son fils Clément, qui avait hérité de cette malformation.

Informations complémentaires

Format livre

99 pages

ISBN ebook

978-2-407-03468-0

Version

Ebook téléchargeable, Livre papier

ISBN livre

9782407015696

A propos de l'auteur : Monique Gras

Monique Gras

Depuis son enfance la lecture fut sa meilleure distraction. Ses études se sont terminées en classe de philosophie au lycée Roumanille de Nyons. L’envie d’écrire est venue peu à peu. Son métier de postière et ses nombreux déménagements l’empêchèrent de concrétiser ce besoin. Elle commença par écrire quelques nouvelles dès qu’elle fut à la retraite qu’elle passe en Charente. C’est ici que fut écrit son roman « La maison sur la colline » Du même auteur – Céline – aux éditions Saint Honoré. De souche paysanne, elle quitta à l’âge de vingt ans la ferme de ses parents pour rejoindre la capitale où elle eut l'opportunité de devenir postière. Les souvenirs de sa campagne natale ne la quittèrent jamais et lui permirent, beaucoup plus tard quand s’annonça la retraite, de satisfaire l'envie d’écrire qu’elle avait depuis l' enfance.