L’escale

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Se déroulant dans le contexte terroriste d’un Etat de la Corne de l’Afrique, ce roman a pour toile de fond le quotidien d’un consul de France dans les années 90. En prenant ses fonctions à Baradji, Mathieu Perdrier, sorte de Dr Jekyll and Mr Hyde, était loin de se douter qu’en quelques mois sa vie allait basculer et son chemin de croix s’accomplir dans un pays qui l’avait au départ tant séduit. Reprenant à son compte la théorie de la juste peine de Melvin J. Lerner, l’auteur nous propose, notamment à travers les dramatiques déboires de son personnage principal, de donner sens à la souffrance humaine qui inspire souvent des sentiments de fatalité, d’injustice, voire de révolte, de nous aider ainsi à mieux accepter nos épreuves et la misère du monde comme autant de manifestations de l’accomplissement du karma, soit d’une justice immanente.

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Extraits du livre

Citations tirées du texte

Le permanent va-et-vient d’êtres en peine et de passage évoquait encore la vie terrestre dans ce qu’elle présente d’éphémère et de transitoire. Et sa propre existence, longue errance aussi, bien que délibérée quant à elle, d’un pays l’autre au fil d’une carrière nomade. (p. 11, 3ème paragraphe lignes 1-5)

Plus tard, se remémorant cet instant où sa raison avait vacillé, Mathieu penserait qu’il y a des situations où un instant d’aveuglement peut, tout comme un pas délibéré, nous embarquer là où nous n’aurions jamais pensé aller, pouvant ainsi en une fraction de seconde opérer comme un basculement de l’existence. (page 14, 2ème paragraphe, lignes 5-10)

 Voilà seulement six mois que je suis arrivé dans ce coin de l’Afrique orientale mais, bizarrement, j’ai tout de suite eu l’impression d’y avoir vécu dans une vie antérieure ! Tout ce que j’y découvre, tout ce que j’y vois, tout ce que j’y entends me donne de plus comme un plaisir de retrouvailles. (page 25, 1er paragraphe)

A leur façon, ces rêveurs avides d’un autre monde évoquaient au consul un nouveau type de conquistadors, prêts qu’ils étaient eux aussi à mettre les voiles à n’importe quel prix, fût-ce même au péril d’une vie qui leur apparaissait d’ailleurs souvent dévaluée. (page 30, 2ème paragraphe, 5 premières lignes)

 Quel paradoxe, songeait-il, que ces mosquées qui ne désemplissaient pas dans une cité où la licence des mœurs avait banalisé les pires dérèglements des sens. En réaction, un courant fondamentaliste venu de pays voisins, l’Harakat Shabaab Al Moudjahidine, milice radicale, ayant affirmé son allégeance à l’Aqmi, ne cesse de gagner du terrain dans la population, rencontrant notamment un certain écho dans une frange de sa jeunesse désœuvrée et sans horizon car elle y voit alors comme une grande espérance. (p. 106, 1er paragraphe, les 9 premières lignes)

Avec son immense labyrinthe de ruelles étroites et poussiéreuses, Baradji m’a vite envoûté sans que je comprenne pourquoi. Elle est en effet sale et ne compte aucun monument remarquable, ni d’ailleurs le moindre vestige de son passé. Elle est comme sans histoire, toute dans son présent. Mais, à mon insu, entre elle et moi pourtant s’est noué un lien si fort que j’ai le sentiment de lui appartenir. (p. 144, 7 premières lignes)

A son réveil, ce fut comme la révélation de sa vie. Maintenant, au point où il en était, il ne craignait plus rien, il pouvait prendre conscience de sa véritable nature. Enfin il pouvait se voiler la face et le regard des autres ne le soucierait plus jamais.  (p. 283, 1er paragraphe, lignes 1-5)

Informations complémentaires

Format livre

214 pages

ISBN ebook

9782407041138

Version

Ebook téléchargeable, Livre papier

ISBN livre

9782407022144

A propos de l'auteur : Loup Noali

Loup Noali

Loup Noali, ancien membre du corps diplomatique et consulaire, est docteur en droit privé et sciences criminelles. Sociologue de la prison, il a produit à ce titre une quinzaine de publications internationales. Outre sa thèse de doctorat (l’Harmattan, 2012), il avait antérieurement publié une Histoire du Surinam des origines à l’indépendance (Académie des Sciences d’Outre-Mer, octobre 1986) et présenté devant cette même institution une communication sur Les Français dans l’histoire du Surinam (Mondes et Cultures,

tome XLVI - 4 -1986.)