Le Vibrato Mundi

9,9921,90

Un peuple extraterrestre appelé Phanarien envahit la Terre à l’époque de l’Empire romain. Pourvus d’une intelligence acérée et d’une capacité d’adaptation proche des lézards, ils développent rapidement un sentiment de supériorité les poussant à domestiquer les humains. Cependant, l’union entre une Phanarienne philanthrope et un valeureux guerrier païen bouleverse l’échiquier. Une espèce radicalement différente voit le jour : les Limpides.

Au XXe siècle, un certain Christian Nadir, dit le Catalyseur, est chargé de regrouper les derniers Limpides. Passés maîtres dans l’art de la précognition, les Gardiens psychotemporels de l’humanité n’hésitent pas à s’aventurer dans les couloirs du temps. Pour déjouer les plans des redoutables Décideurs basés sur l’hypnose de masse, ils font face à divers challenges, comme affronter l’haruspice, devin qui lit dans les entrailles, ou neutraliser le cruci666, ce redoutable virus destiné à effrayer les terriens pour mieux les dominer.

Une guerre psychologique commence alors. Les Gardiens de la Tour de Vau apprendront à jongler entre les différentes lignes de réalité, utilisant leur double multidimensionnel pour affronter leurs adversaires dans divers espaces spatio-temporels. Pour mener à bien leur mission, ils devront aussi mettre la main sur la corne de Borée, l’instrument magique qui passe à travers la matière…

Effacer
UGS : ND Catégories : , Auteur : .

Extraits du livre

Mais Philippe Capricorne portait aussi un lourd secret : une caractéristique génétique qu’il s’était bien gardé de révéler à sa belle-famille. Son père, Michel, journaliste d’investigation, avait épousé une ravissante Provençale originaire de Valensole, la gentille Agathe Fontaine. La belle avait une étrange réputation dans le village. Certains ragots lui attribuaient une réputation de sorcière.

***

Fou ou génie, peu importe, Christian Nadir bâtissait deux empires en même temps. Le premier, lié au capitalisme qu’il avait qualifié de colosse aux pieds d’argile, englobait une partie des sociétés de son beau-père. Le second comprenait une banque remplie d’idéologies montées avec son organisation. Sa stratégie consistait à augmenter la valeur de diverses corporations pour mieux contrôler les sautes d’humeur de leurs actionnaires. Si les requins de la finance faisaient la pluie et le beau temps dans le monde, Nadir se considérait comme un paratonnerre. Aimant jouer sur le mot « empire », il l’utilisait souvent en précisant « en pire », tout en soulignant que l’effondrement d’un empire dans l’Histoire ouvrait sur une nouvelle civilisation.

***

Voir au-delà des apparences m’a permis de percevoir le vrai visage de Rottengut, à savoir son énorme potentiel en termes de magie noire. Cet hybride est aussi un haruspice, un devin capable de lire l’avenir à travers les entrailles de ses victimes. Voilà pourquoi il est si précieux pour les Décideurs !

— Tu veux dire qu’il a déchiqueté des humains pour lire l’avenir ? demande Ionis.

— Pas vraiment, réplique Mandragora. Je pense qu’il a dû vider des personnes en les hypnotisant. Il leur a volé une partie de leur conscience. Ensuite, il les a probablement poussées au suicide, un truc comme ça.

***

Ajnas, le Devin, bondit. Son corps lui a donné la réponse sans qu’il ait eu à bouger le moindre sourcil :

— Il nous faut retrouver la corne de Borée. C’est l’instrument magique du dieu du vent qui passe à travers la matière et perce le mystère des fréquences temporelles.

***

Dans le Japon ancien, on appelait cette intuition le kimagure ou l’art de l’anticipation. L’idée de l’attaque crée une pensée qui, à son tour, crée une forme dans l’esprit. C’est cette forme-pensée que notre cortex peut détecter et ensuite annihiler. Dans le cas du combat avec les reptiles, nous avons magistralement élargi le champ des possibles. Ensuite, vous vous êtes joints à nous et nous avons donné naissance à un kimagure de lieu.

Informations complémentaires

Version

Ebook téléchargeable, Livre papier

Format livre

456 pages

ISBN ebook

9782407043132

ISBN livre

9782407024148

A propos de l'auteur : Didier Lauterborn

Didier Lauterborn

Né dans les années 60, j’ai eu le temps d’égrener les modes tout en appréciant l’élan créateur de chaque décennie. À présent, la société parle de vintage, un mot anglais faisant aussi bien office d’antiquité que de millésime. Dans les années 70, pour améliorer ma pratique de la langue de Shakespeare, j’effectue trois séjours linguistiques en Angleterre. Là, c’est la révélation, j’adore ce pays et ses tendances musicales. De retour à Manosque, j’annonce fièrement à mes amis que je parle anglais et que j’ai vu les Beatles et les Who… ce qui était absolument faux. Il en fallait peu pour épater la galerie d’une petite ville provençale. J’en rajoute avec ma dégustation de fish and chips ! En 1979, un ami marseillais me parle de Tolkien et de Bilbo le Hobbit. « Il faut que tu le lises ! » me dit-il d’un ton goguenard. Je m’exécute et dans la foulée opte également pour Le Seigneur des Anneaux et découvre Aldous Huxley… Le Meilleur des mondes. Dans les années 80, je prends de la distance avec la langue anglaise sans toutefois