Le nègre fleur – Recueil de mots – I

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Au vent les réponses du souffle, parce que l’homme est plein de vide et le vide plein de matière, la nuit se charge d’émotion. L’auteur de l’ombre à l’intention aussi obscure qu’ultime ne vise qu’à l’apprentissage de la poésie infinie de l’amour ; le choix de regarder par la fenêtre s’offre toujours au passager. Initiation à la mort et à toutes les renaissances, les pages se tournent et les mots tombent : que le spectateur s’autorise à rendre à ses merveilles toute sa nudité. Contempler, vivre et jouir de ces reflets de miroirs comme autant de regards de dieux que la vie porte sur nous depuis derrière ses horizons. Aux sourires d’enfants, mystère des genres, harmonie des éléments et autres étoiles, leurs chants éternels.

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Extraits du livre

EXTRAITS DU LIVRE

Le passe-muraille
S’accroupir au pied d’un mur en terre du bout d’une ruelle de Tombouctou, se pencher en avant et se fondre à jamais dans la matière des origines.

L’homme transpercé
J’ai une foi sans limites ce que ne permet aucune religion.

Au bout
Avoir inondé ces rues de ses plus ténébreuses intimités et tout l’amour du ciel dans les yeux d’une jolie petite noire au fond de la benne du camion.

En douce
Sans permis d’aller au-delà de l’intuition
Je me contente de ce délice qui
N’est qu’un cadeau tombé
De je ne sais où,

Que la légère divergence
Ou la légère convergence
Confère au regard
La profonde vérité

De l’insondable beauté
Le joueur primitif
Appel des étoiles,

De la peau des animaux
Se tire un tapis ou se fait
Un tambour,

Pas d’écho des astres sans tambour,
Sans peau pas de tambour
Et pas de peau sans tuer

Un animal

Informations complémentaires

Format livre

201 pages

ISBN ebook

9782407035427

Version

Ebook téléchargeable, Livre papier

ISBN livre

9782407016433

A propos de l'auteur : Marc Courtehoux

Marc Courtehoux

Confronté comme d’autres à la mort d’une mère en bas âge, l’enfant grandit aux côtés de 5 frères à l’ombre d’un père aimant. La vieille France n’étant pas sans charme, il développe au travers du scoutisme des amitiés qui le nourrissent encore aujourd’hui. Parce que la vérité est ailleurs, de ces solidarités éclot vite la passion des voyages et de leurs extrémités. Après l’apprentissage de la mort, celui des maladies : fasciné par les capacités de l’âme et du corps à les surmonter, l’auteur passe des feux de la guerre du Proche-Orient à la lumière aveuglante des peuples et cieux d’Afrique. Des Amériques à l’Asie, partout le subjuguent les couleurs et odeurs de marchés, partout l’enivre la poésie des transports en commun. Grâce des contraintes, le cadre supérieur dans un métier d’hommes* trouve refuge dans les livres et l’alliage si féminin de la beauté et de la solitude. Seules parce que belles, ou l’inverse, tous ces grains de peaux. Le velours et l’intention à peine cachée dans le fond du regard des enfants l’emportent enfin de tout temps jusqu’à l’enchantement. Parce que la vie n’est rien d’autre que pléiade d’étoiles. * Travaux Publics