Le chien gris

9,9920,90

L’auteur, avec ce roman, a voulu faire vivre un couple improbable : lui, la quarantaine bien remplie, commandant de police, père d’une fille autiste ; elle, tout juste 20 ans, jeune femme enfant qui en tombe amoureuse et qui va l’épouser, qui n’a pas froid aux yeux, mais qui continue toutefois, malgré cela, à le vouvoyer, et refuse toute relation physique avant le mariage. Cette histoire s’inscrit sur le mode policier où la jeune femme est loin de jouer un rôle anecdotique. Donc ce sont deux vies entremêlées, vie privée et vie professionnelle.

Leur aventure va les mener sur le chemin d’un policier tué par balle, vers un rituel satanique, vers une secte pas très « catholique », vers un tueur en série de jeunes femmes, vers un apprenti chimiste amateur de « boissons anisées », et vers un chien gris, tout sale, tout laid, le fil rouge de l’histoire.

L’auteur livre ici un roman captivant, une plume vive et alerte portée par une narration au style délicat et minutieux, un texte à l’intrigue finement ficelée qui témoigne d’une réelle maîtrise des codes du genre.

Avis de lectrice : ce roman m’a captivée ! Le style en est vif, précis, le vocabulaire choisi et plaisant, le récit bien construit, cohérent, bluffant,  parfois érotique mais jamais vulgaire. On s’attache aux personnages, ils nous accueillent dans leur intimité et on a envie de les soutenir ou parfois de les secouer, aucun ne laisse le lecteur indifférent ! Au-delà du polar, ce livre raconte des vies, au fil des rencontres et des événements… Bref, un roman réussi qui ne laisse pas indifférent et peut trouver sa place dans toutes les bibliothèques… Natalice, auteure.

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Extraits du livre

 

Ce n’était pas un bâtard… pas vraiment… Plutôt un corniaud !

C’était un mélange de… enfin un mélange !… Avec ses longs poils qui lui tombaient devant les yeux, et qui allaient du gris clair au gris foncé, anthracite, nuances réparties de la façon la moins harmonieuse possible, il ne ressemblait à aucune espèce connue. Et, comble de l’ironie, alors qu’il était plutôt court sur pattes, Mercier l’avait appelé Attila !… En outre, il était froussard et aboyait à tort et à travers. Une bien belle conquête qu’il avait faite là, Pierre Mercier !…

Mais voilà, Attila l’avait suivi dans la rue, une nuit qu’il rentrait chez lui. Il l’avait suivi avec insistance. Mercier s’en était vite aperçu. Lorsqu’il s’arrêtait, le chien s’arrêtait aussi, s’asseyait, penchait la tête de côté, et se mettait à remuer la queue. Lorsqu’il repartait, le chien repartait, pareillement !

Une ou deux fois, il avait essayé de le chasser… Le chien repartait quelques mètres en arrière, la queue basse… Mais, dès que Mercier se retournait pour continuer sa route, il lui emboîtait à nouveau le pas.

Ils arrivèrent ainsi au pied de son immeuble. Mercier ouvrit la porte vitrée, entra dans le hall, et referma derrière lui avant même que le chien n’ait eu le temps d’entrer à son tour. Il se retourna et le regarda. Alors, le chien se mit à gémir et à le regarder avec de tels yeux malheureux qu’il eut pitié et qu’il céda. Il laissa entrer le chien…

*********

Ils se dirigèrent vers une 407 de couleur gris foncé. Chambard ouvrit le véhicule et se dirigea vers le coffre.

Dedans, il y avait Attila, allongé de tout son long sur un vieux plaid.

C’était vrai qu’il n’était pas bien beau, le pauvre !

« Qu’avait-il bien pu voir ce soir-là, le soir du meurtre ? » se demanda Chambard en le regardant.

À cette question, Attila ne pourrait jamais répondre, même indirectement. Le pauvre Attila était mort ; on l’avait étranglé avec sa propre laisse !…

Informations complémentaires

Format livre

424 pages

ISBN ebook

9782407041688

Version

Ebook téléchargeable, Livre papier

ISBN livre

9782707022694

A propos de l'auteur : Yann Le Berre

Yann Le Berre

L’auteur est un médecin, breton de naissance et d’origine (d’où le choix de Rennes comme lieu du récit), gériatre, travaillant en maison de retraite, mais qui a fait une carrière de 35 ans auparavant comme médecin militaire Comme le dit le roman, ce n’est pas un matheux, juste un littéraire qui sait compter. C’est son deuxième roman, qui fait suite à un premier intitulé « La Rouge », édité dans une autre maison d’édition, « Amalthée » et épuisé. Mais ce sont deux aventures policières différentes, indépendantes l’une de l’autre, et il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier pour appréhender celui-ci.