La Danse Des Canards

9,9920,90

Ce roman sociologique est une fiction. Un produit d’imagination. Une parodie imaginative de la vie des couples, ayant pourtant des ressemblances avec les couples réels existant dans les sociétés traditionnelles et les sociétés modernes. L’héroïne de ce roman est une jeune femme nommée Mathilde. Bien qu’elle ne puisse exister que dans cette fiction, sa trajectoire de vie correspond autant au récit romanesque qu’à un dédale de vie réelle. Il s’agit d’une reconstitution des récits de vie, d’observations et d’analyses qu’aurait pu faire une personne ordinaire. Car sa vie, son environnement, ses passions, ses peines, ses joies, son questionnement incessant et ses réflexions viscérales sont aussi les nôtres. D’abord, il y a Jeannette et Henri, qui habitent à Bafoussam au Cameroun. Ils sont mariés depuis trois ans et ont déjà deux enfants : Pierre et Sylvestre. Et Jeannette est à nouveau enceinte de leur troisième enfant. Ensuite, Chantal et Louis, qui forment un couple presque ordinaire. Ils habitent la campagne aveyronnaise en France. Ils sont mariés depuis trente ans et ont vu naître leurs trois enfants : Sibylle, Cécilia et Baptiste. Enfin, Ghislaine et Jean-Daniel, dont l’union est quasi fusionnelle. Ce sont deux individus en total accord avec les valeurs et normes de la modernité. Ils sont mariés depuis dix ans, sans enfants. Ce roman, La danse des canards, propose une réflexion à travers trois idéaux-types de couples existant dans des sociétés tant traditionnelles que modernes.

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Extraits du livre

EXTRAIT DU LIVRE

Dans toute relation conjugale, il est vrai qu’on ressent parfois un appel au renoncement de soi. Ce renoncement individuel étant le sacrifice à consentir pour la valeur supposée de la relation sentimentale. Mais, dans tous les cas, même dans les couples les plus singuliers, on y trouvera toujours une victime parmi les deux conjoints. Parce que toute relation conjugale comporte sa part d’ombre. Cette victime serait la personne qui payerait au prix fort l’amour qui les unit. Nul n’a besoin de reconnaître ou de désigner le/la dominant/e et le/la dominé/e. On est l’un/l’une ou l’autre. Un point c’est tout. Avec ou sans son consentement. Consciemment ou inconsciemment. Le plus troublant dans une telle situation, c’est que la victime est bien souvent le conjoint faisant le plus allusion à l’amour. En balbutiant sans arrêt : « Je suis très amoureux de d’elle/lui… » Cette éthique de l’amour foudroyant qu’on retrouve régulièrement chez les individus qu’on pourrait qualifier «d’amoureux sacrifiés » est l’onde de choc qui détermine le sacrifice de leur âme tout entière à l’être aimé. Pourtant, ils/elles vivent dans une relation coercitive avec un/e conjoint/e dominant/e. De surcroît, dans le cas de Ghislaine, elle avait développé une attitude semblable aux personnes atteintes du syndrome de Stockholm. En éprouvant un attrait certain aux vices ténébreux de son mari, auxquels elle était devenue docile. Qui plus est, elle y ajoutait un goût prononcé à la simulation passionnelle. Maladroitement, elle simulait souvent un état de plaisir improvisé. Puisqu’elle manifestait une obéissance dévote aux rites hédonistes de son mari, pour la simple et bonne raison qu’elle était aveuglée par de pseudos sentiments amoureux. Des pratiques sensuelles innovantes, qu’il avait l’art et la manière de lui suggérer adroitement, insidieusement. Les personnes les plus belles, les plus gentilles, les plus braves au monde, s’offriront volontairement comme des saints, à un être plus laid, plus malicieux, dominé par le vice du coït permanent que par l’amour véritable. Mathilde exprime ses sentiments profonds à travers ces pages par le biais de ses observations. En s’employant au récit de vie romanesque et à la dérision pour lancer une sorte de cri d’alarme aux individus en situation conjugale ambiguë. En espérant qu’elle puisse leur fournir les clés nécessaires à la compréhension du processus de mise en couple. Permettant ainsi à toutes ces personnes en asthénie sentimentale d’être capables de se défendre dans des situations conjugales semblables à celle de Ghislaine. En s’adressant à tous ces individus honnêtes ; à ceux/celles qui savent aimer sincèrement. Afin qu’ils/elles ne s’engagent plus dans des relations sentimentales à haut risque d’asservissement mental. D’arrêter de se livrer comme de la chair à canon exposée aux détonations de bombes artisanales constituées de manipulations et de mensonges. Une chair humaine sacrifiée dans une guerre douce mais violente.

Informations complémentaires

Format livre

450 pages

ISBN ebook

9782407033669

Version

Ebook téléchargeable, Livre papier

ISBN livre

9782407014675

A propos de l'auteur : Maurice Essome Bouti

Maurice Essome Bouti

Maurice ESSOME BOUTI est un Français d’origine camerounaise né à Douala au Cameroun en juillet 1974. Il a fait des études de sociologie en France. Adossé à sa double culture camerouno-française, s’appuyant sur des études pluridisciplinaires (sociologie, ethnologie, anthropologie, psychologie, histoire, économie), à ses observations et analyses acérées, cela produit un roman sociologique à contre-courant de la pensée dominante. C’est un pavé jeté dans la mare des sociétés post-modernes bien-pensantes. L’auteur incite à la réflexion et à l’introspection personnelle. Il l’avait déjà fait dans son précédent ouvrage paru en 2010, sous le titre de Démarche Personnelle. Ici, dans La danse des canards, il déconstruit les injonctions sociales normatives des sociétés différenciées au profit de la construction individuelle. Donc, il encourage la recherche au déploiement (être acteur de sa vie) de soi par soi, et non de soi par le groupe ou par la communauté. Il se définit comme un sociologue critique.