J’ai pris le temps

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Ce livre est une pléiade de récits teintés des rêves, mais aussi des tourments des cinquante années de ma vie passées de par le monde et qui ont commencé un jour à Madagascar !
Sur les berges du fleuve pas toujours tranquille de cette vie bien remplie, j’ai pris le temps de m’asseoir et de souffler, pour coucher dans cet ouvrage les lignes qui relatent ce long parcours aux multiples facettes, meublé d’extraordinaires découvertes hors des sentiers battus : des modes de vie, des coutumes et des cultures qui nous font réfléchir…
J’ai aussi pris le temps de partager avec vous mes ressentis par étapes, de vous livrer mes étonnements, mes écoutes, mes interrogations, mes combats, mes déceptions et mes enchantements tout au long de cet itinéraire bercé par le mouvement de ma destinée.
J’ai tenté, comme le dit si bien Marcel Proust, de faire en sorte que mes voyages ne consistent pas : « [….] à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux ».

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Extraits du livre

Nous approchons de l’écrin de verdure posé dans l’immense lagon cerné de récifs coralliens. Jean de Dieu force un peu sur sa pagaie et fait glisser la pirogue sur le sable blanc. Il l’amarre au tronc d’un cocotier et emporte son coupe-coupe. Nous allons rendre visite à « Napoléon » et pour cela, il faut se frayer un chemin sous les cocotiers, les raphias, les ravenalas, dans une inextricable végétation de lianes, de graminées géantes que Jean de Dieu dégage à coups de machette. Çà et là, je repère accrochées aux arbustes des orchidées en fleurs (la magnifique Reine de Madagascar – Eulophiella roempleriana – endémique de l’île aux Nattes).

[…] une sortie moto pour filles […] empruntant une piste très difficile, très caillouteuse. Anosibe An’ala tient son nom de l’omniprésence de forêts ou ala, en malgache, qui couvrent, à l’époque, presque toute la région. Nous roulons prudemment dans un merveilleux décor naturel composé d’immenses arches de bambous qui surplombent la piste […] menant au panorama époustouflant des chutes de la Mort.

L’océan, c’est l’infini à perte de vue ! Pas d’obstacle vers le lointain, pas de montagne ni de colline, juste peut-être un mât, un bateau, une barque ou une pirogue… Face à cet infini, je médite en pleine conscience, assise ou debout sur le sable, les rochers ou les galets. J’ôte toute pensée de mon crâne. Simplement, je me sens vivante, là. Je respire et ressens tout mon corps, tout mon être, en écoutant l’océan. Au rythme du ressac, j’inspire, faisant pénétrer la force de l’avancée de la vague et j’expire, en même temps que l’eau se retire, rejetant l’énergie perverse qui m’habite peut-être ce jour-là. Devant l’incommensurable océan, les bras en croix, je repousse loin, sur les côtés, le monde et mes soucis. Je me laisse envahir par la musique de la mer : celle des vaguelettes qui vont et viennent et s’échouent sur les galets, celle des grosses vagues qui grondent, déferlent leur force et s’écrasent dans un jet d’écume, ou encore celle d’une houle puissante d’où peut naître, parfois, une vague démesurée tel un tsunami. Puissance de l’océan, puissance de la mer… !

Tous sens en éveil, je hume l’iode et frémis au vent qui me caresse la joue.

 

Informations complémentaires

Format livre

450 pages

ISBN ebook

9782407043446

Version

Ebook téléchargeable, Livre papier

ISBN livre

9782407024452

A propos de l'auteur : Françoise Payen

Françoise Payen

Née dans les Hauts-de-France, Françoise Payen part à Madagascar en 1973 enseigner les Sciences de la Vie et de la Terre en Lycée malgache puis au Lycée français. Passionnée de nature dans un pays à la biodiversité extraordinaire, elle prend une retraite anticipée pour raisons de santé. Elle demeure encore partiellement aujourd’hui à Tananarive, mettant bénévolement à profit ses compétences en environnement et dans le domaine scolaire. Elle a écrit et gardé depuis bientôt cinquante années ses carnets de voyage et le récit de ses activités hors du commun. J’ai pris le temps est sa quatrième autobiographie.