Yvan Colomb

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Dans leurs premières années d’indépendance, certains pays d’Afrique de l’Ouest ont bénéficié de financements importants de la France et de la Communauté européenne afin de développer des projets agricoles (cacao, café, huile de palme, etc.) L’auteur a vécu dans ces pays une quinzaine d’années.
Pour pallier le manque de personnels locaux suffisamment formés, ils embauchèrent des cadres supérieurs, souvent issus des grandes écoles françaises (agronomes, financiers, techniques). Certains jeunes gens, de mêmes formations, vinrent également effectuer leur service militaire dans ces pays.
En remplaçant les anciens colons par des employés salariés, ils les placèrent sous leur autorité. Mais la compétence et le savoir-faire des « expatriés », avant que la relève ne soit faite par des cadres autochtones, permirent à ceux-ci de prolonger de quelques années une colonisation qui ne portait pas son nom.

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