Serge Supersac

Thumbnail

Serge SUPERSAC a passé l’ensemble de sa carrière au service de l’État d’abord comme militaire puis en tant que policier. Lorsqu’il débute sa mission de gardien de la paix en Seine-Saint-Denis, la loi de prohibition vient d’être votée, il est confronté à la consommation d’héroïne qui tue les « Junkies » en quelques mois. Dans les quartiers alors, le tissu associatif fait la chasse aux « dealers ».

Au fil du temps, ce qui était pourtant une évidence : la lutte contre la toxicomanie, devient problématique. Le travail de la police n’a pas d’effet sur la toxicomanie puisqu’elle concentre ses efforts sur les trafics sans toutefois parvenir à stopper les flux de produits stupéfiants. Tous les policiers sont alors mobilisés à tous les niveaux pour saisir les produits et neutraliser les filières.

Les produits consommés changent et pour certains ils deviennent un fait de société tant leur consommation est banalisée. Le trafic est passé des centres-ville aux quartiers populaires. Une économie de l’interdit se développe sur fond de crise économique. La violence s’intensifie dans les quartiers rendus difficiles d’accès aux policiers. Les autorités politiques devraient reposer l’ensemble du problème, mais à contrario ils utilisent la prohibition à des fins électorales ce qui rend la gestion policière de la prohibition ubuesque.

À la fin de sa carrière, Serge SUPERSAC est affecté dans un Institut de recherches au sein duquel il peut corroborer ses hypothèses qui apparaissent comme évidentes : il faut repenser le système de prohibition. Il corédige avec Stéphane GATIGNON le maire de SEVRAN, ville particulièrement touchée par les trafics un livre témoignage en 2011 « Pour en finir avec les dealers ».

Plus tard, il continue à travailler dans les quartiers en tant que « réserviste » de la Police et ce faisant il est au plus près de la violence des trafics. Aujourd’hui après quarante ans d’expérience professionnelle sur la question et près de vingt ans de travail d’études et de recherche sur la question de la Prohibition il tente d’informer une opinion publique abusée par les promesses et la démagogie des autorités administratives et politiques sur le sujet. Dans cet ouvrage, le constat est sans failles et il devrait permettre d’ouvrir une large réflexion sur la conduite d’une nouvelle politique des drogues dans ce pays.

Voici le seul résultat