Le manouche

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Mon chat résulte d’une longue histoire, il a fallu un appel de ma marraine lorsque je sortais de l’hôpital après avoir subi deux opérations réparatrices. Elle me reprocha de ne pas l’avoir prévenue pour l’hôpital, mais je n’avais pas son numéro. Elle me dit alors que j’aurais pu lui écrire, mais je ne savais pas écrire. Alors elle me proposa de m’apprendre à écrire. Pas de question à se poser, la machine se mit en route. J’ai appris à écrire en écrivant ma biographie, La glycine, au nom d’un gone, au nom de la vie. Je suis issu du quart monde, le monde le plus dur, toute ma famille a subi. La survie, travailler enfant pour manger, gratter pour rien, faire les marchés pour les restes, ça, c’est ma vie.
Comme je le dis toujours, j’ai inversé : le monde des adultes en premier, puis l’apprentissage du français, la lecture j’ai appris tout seul.
Les choses se font, rien n’est écrit.
J’ai appris à écrire avec une dame Irène, qui est toujours mon aide de camp, ma marraine était dépassée par l’ampleur de la tâche.
Je ne suis pas écrivain, j’aime écrire avec ma plume, entendre le crissement me remplit de joie. Pour apprendre à écrire, jongler avec les mots j’adore ça, je me transforme en bâtisseur.

Voici le seul résultat