Fatma Tilikete

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FATMA TILIKETE, née le 3 février 1931 à Tifra, village des Iflissens en Kabylie, va très tôt participer à la vie active ; en apprenant à faire de la poterie par elle-même en suivant les femmes dans les collines afin d’y extraire l’argile, c’est surtout pour fabriquer un plat pour la maison car il n’y a pas de vaisselle… Et des jarres pour contenir l’eau de la fontaine qu’elle va puiser tous les matins et à certaines heures de la journée ; et même à la tombée du jour lorsqu’il n’y a plus une goutte d’eau à la maison…

Fatma chante : LE CHANT DES BLÉS… en apportant une cruche d’eau à son père qui laboure les champs… Sous un olivier ; elle observe son père le front ruisselant de sueur qui déguste son quart de pain pétri par ses petites mains du haut de ses huit ans… La récolte sera bonne… À l’école des filles de son village, Fatma est une brillante élève et elle travaille aussi chez sa maitresse d’école…Au village, Fatma est sollicitée pour écrire des lettres pour les épouses ; les mères analphabètes ; pour donner des nouvelles aux maris, aux fils travailleurs en France… Le vent souffle… FATMA se retrouve à Paris… Elle découvre la peinture : l’acrylique… Sa poésie lumineuse est illustrée par sa peinture chatoyante. Elle est perfectionniste et cherche à percer les secrets de la nature… De ses doigts agiles aux mille métiers, elle produit des œuvres d ‘ART… Sa voix magnifique ancestrale mélodieuse interprète les divas de la chanson berbère kabyle avec une aisance innée… Entre autres : LE CHANT DES BLÉS qui est aussi la chanson des semences et des labours.

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