Didier Tementec

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« Qu’est ce qui a pris à Dieu de créer la vie ?! ». Cette réplique de
Laërte, père d’Ulysse, unique héritier d’Artémis résume en elle seule
tout l’écrit. Le héros se retrouve dès le début du roman embarqué dans
d’extraordinaires aventures, dont il triomphera seul au fur et à mesure
de son parcours. L’ensemble est cynique, certes, et l’auteur reste sans
illusions sur le genre humain. Si on peut situer le style entre le péplum
galactique et le space opéra, la science-fiction n’est qu’un prétexte
pour aborder le véritable thème de l’ouvrage, à savoir : la question
existentielle. La vie, telle que nous la connaissons, est comparée à
l’Enfer lui-même tant elle est atroce et misérable, et « nombreux sont
les personnages de l’immense Univers » préface M-T Carlevaris.
Riche en rebondissements, le tout fortement imprégné de mythologie
grecque, ce livre cherche un début de définition de la nature humaine
et, paradoxalement, c’est Merthidor, la bête du Diable, qui en parle le
mieux. Ici, le mythe d’Ulysse est revisité à travers une errance dans
l’Univers du prince déchu. Cet ouvrage, hautement symbolique, aborde
bien des sujets (qu’ils soient sociétaux, religieux, ou philosophiques) et
ne laissera, on l’espère, aucun lecteur indifférent.

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