Abdellatif El Ayadi

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Travailler dans le milieu pénitentiaire, c’est comme se mettre nu devant un miroir. Devant vous, il y a vos semblables. Ce miroir est presque magique, outre le physique qu’il vous reflète, il vous montre le côté le plus obscur de l’homme.
Lorsque vous passez devant un bâtiment occupé par des détenus de droit commun, à travers les fenêtres, vous entendez des conversations presque banales, comme si vous passiez devant une terrasse de café.
En revanche devant un bâtiment occupé par des intégristes, ils ne discutent entre eux que lorsqu’ils sont sûrs qu’il n’y a personne dans les parages. Cette méfiance, ou la taqiyya, c’est un de leur subterfuge, elle est une façon de dire aux faibles d’esprit : « Si vous voulez savoir ce qu’on dit, il faut nous rejoindre », et en même temps, c’est une peur, peur d’être entendu par un fin connaisseur de la théologie.
Quiconque ayant entendu cette conversation serait obligé d’agir pour arrêter cette idéologie.

-Tu as vu l’assistance sociale ?
-La mécréante, oui.
-Alors ?
-Comme d’habitude, j’ai joué avec elle un peu de taqiyya.
-Je veux dire, elle est comment ?
-Pas mal, je ferais bien d’elle une esclave.

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