L ENGEOLEUR OU DANS LES GEOLES DU DIABLE
L ENGOELEUR OU DANS LES GEOLES DU DIABLE 2

L’Engeôleur ou dans les geôles du Diable

Ebook : 9,99
Livre Broché : 20,90

Avenante, confiante et fidèle à ses engagements, rien ne destinait Véronique à devenir le pantin de l’homme qu’elle aimait. Elle lui a donné deux filles qu’il a méthodiquement montées l’une contre l’autre et contre elle.
Au fil de leurs nombreuses pérégrinations, leurs aventures se sont enchaînées, semées d’événements consternants ne leur donnant pas le temps nécessaire pour se poser et réfléchir, laissant Véronique et ses filles désorientées et dans un mal-être persistant dont elles ne comprenaient pas l’origine.
Sournoisement, il a tissé une toile dans laquelle il les a enserrées fortement jusqu’au drame final.
Qui est cet individu avec lequel elles ont vécu si longtemps ?
C’est une histoire qui relate la vie d’une mère et de ses deux filles auprès de ce type d’individu, dont la dénomination est hélas ! trop souvent utilisée, parfois à tort.
Ce livre a été écrit pour mettre en garde contre ces êtres dangereux.

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Extraits du livre

J’étais une jeune fille bien élevée, gaie, flirteuse, cœur d’artichaut, mes petites aventures duraient quelques jours, un mois, trois mois, parfois six, c’étaient des défis ! Le manque évident de culture et les exigences du partenaire en déterminaient la durée. Parfois mon amour-propre en souffrait… pas trop longtemps !
Ces jours avant Noël étaient doux à Salon-de-Provence. Anna, Chantal et moi avions décidé d’organiser un réveillon pour le Nouvel An.
Nous avions choisi un lieu de rencontre, le Café des Voyageurs, où nous nous retrouvâmes avec nos copains et les copains des copains qui avaient l’intention de venir. (…) avec qui flirter : celui-ci ? Trop sérieux, trop grand, trop gros… Celui-là ? Trop petit, mal sapé, trop timide… Un en particulier me frappa, il semblait boute-en-train, il avait une moustache et un bouc taillé en pointe, des yeux moqueurs derrière des lunettes cerclées de métal, des cheveux courts en bataille, il était petit, menu et vêtu trop chic, alors que les autres portaient des jeans ! Il sortait du lot et son petit côté sulfureux et mystérieux m’intriguait même si une petite voix intérieure me mit en garde :
— Attention, ma fille, celui-là est à éviter, pas ton genre ! Trop particulier ! Diabolique !
(…)
La veille du Premier de l’an, vers 22 h 30, les premiers participants arrivèrent et, peu à peu, nous nous retrouvâmes tous réunis. Le repas allait commencer, l’ambiance était à la joie et à l’insouciance quand mon deuxième voisin de table nous rejoignit. Stupeur… Quelle soirée m’attendait ? Sa barbiche pointue en face de moi, le fameux diable, que j’avais repéré pendant les préparatifs de la soirée et que j’avais décidé d’éviter, prenait place à côté de moi. Il se présenta :
— Bonsoir, moi c’est Conrad.
***
Savannah et moi allâmes passer trois ou quatre séjours à Nairobi auprès de Conrad et nous en profitâmes pour y retrouver des amis kényans connus à Strasbourg. Il n’invita jamais sa fille aînée qui travaillait dans la boutique du quartier, ça l’arrangeait, il n’y tenait surtout pas.
Pour nous, l’hiver était sacré, quitter notre ville enneigée et féerique nous paraissait inimaginable. Cependant, un jour de février, je reçus un coup de téléphone de Conrad. Il avait gagné un voyage pour la Thaïlande, il était prévu pour la fin de la semaine et il avait négocié son billet VIP contre trois places économiques pour que Savannah et moi l’accompagnions. Trouver un avion au pied levé pour se rendre en Afrique était difficile, mais devant son insistance, j’en parlai à Savannah. Son père avait pensé à nous, nous ne pouvions pas l’abandonner au dernier moment. L’après-midi, après m’être bien démenée, je trouvai enfin nos places. Nous partîmes le surlendemain, nous avions juste le temps d’arriver à Nairobi pour repartir pour ce fabuleux continent lointain, l’Asie. Nous étions déjà dans l’avion quand il téléphona à Sophie, qui ne put que lui confirmer que nous survolions déjà l’océan. Il était navré, il ne s’était pas entendu avec les organisateurs, lui seul pouvait partir avec son billet première classe. Pour nous, il fallait payer ! Il ne voulait surtout pas. À notre arrivée, après l’avoir embrassé, et qu’il nous eut appris la nouvelle, ses explications nous parurent floues, nous montrâmes notre mécontentement, il nous avait volé notre hiver, notre belle neige blanche. Notre saison préférée. Cette histoire nous laissa confuses. Arrivés chez lui, il nous montra fièrement une grande statue de bois qu’il avait dérobé au siège social de la compagnie aérienne pour se venger. Nous fûmes abasourdies, les mots nous manquèrent. Pour se faire pardonner, il nous demanda quelle destination nous plairait dans la limite du choix qu’une compagnie charter pourrait nous proposer le temps de son séjour. Il fallait, par ailleurs, une destination pour laquelle il restait encore des billets en partance de Nairobi, autant dire le choix n’était pas très vaste. Il y avait Londres ou Berlin. Savannah qui, depuis toute petite, était sûre d’avoir des origines allemandes et non polonaises, opta pour Berlin. Nouvelle déception, il ne restait des places que pour la capitale anglaise.
Ce fut notre dernière escapade kényane. En mai, Conrad revint à Montréal, il semblait qu’il y ait eu des embrouilles, son contrat s’était achevé sans préavis.

Information complémentaire

Auteur

Vania June

ISBN ebook

9782407008476

Version

Ebook téléchargeable, Livre papier

ISBN livre

9782407003495

Format livre

436 pages

A propos de l'auteur : Vania June

Vania June

Malgré une enfance chaotique, elle avait tout pour être heureuse. Jeune fille épanouie auprès d’une grand-mère aimante, elle fait la connaissance d’un jeune homme bien sous tous les rapports… enfin, en apparence. Il va l’entraîner dans une course effrénée, elle et ensuite ses filles aussi. Déménagement après déménagement, elles perdent famille et amis, leur univers se rétrécit à quatre personnes. Le piège se ferme sur elles jusqu’au drame. Il s’est ensuivi une remise en cause de l’intérêt de la vie, du matérialisme, de la frivolité, du fric et d’elle-même. La personne qu’elle était, peintre et sculpteur, a disparu, depuis le départ de sa fille cadette, il y a quelques années. Elle n’a repris le pinceau que pour quatre tableaux : trois portraits d’ELLE et celui de la couverture de ce livre qui fait corps avec le texte. Aujourd’hui, elle pense, elle souffre de son absence et elle écrit.