Animale

Ebook : 9,99
Livre Broché : 22,90

Sophia, jeune citadine moderne, évolue entre les maux acquis de sa société schizophrène et l’instinct de retrouver sa pureté animale au sein d’une nature absolue. Elle alternera entre les affres d’une femme livrée à elle-même et la félicité des quatre éléments salvateurs. Les Hommes, les autres, la vie, l’espoir, la violence, la mort… Rien ne lui sera épargné pour accéder à son bonheur intégral, entre réalité et fantasmagorie, parviendra-t-elle à trouver la paix de son âme torturée ?

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Extraits du livre

1) « Le silence. Cet effet contrariant que ce singulier représentant de la nature peut provoquer oscillant entre un paradoxal bruit étourdissant, effrayant, et une plénitude absolument divine, jouissive. « Écouter le silence » Cette expression pleinement en contrario quant à l’association du sens propre des mots, prenait toute son ampleur lorsque Sophia s’écouta entendre ce merveilleux silence. » (Page 1, lignes 1 à 5)

2) « Sophia avait pu sentir tout son corps vibrer.

Il l’avait empoignée, il l’avait redressée jusqu’à lui, il l’avait malmenée, il l’avait caressée sans cesse, il l’avait étreinte jusqu’à l’en étouffer.

Il avait léché chaque parcelle nue de sa peau sucrée.

Il s’était abreuvé de sa sueur, il avait dévoré ses seins.

Il l’avait respirée, il l’avait aspirée, il avait absorbé son odeur, ses sens, son âme…

Il l’avait gravée en lui, il l’avait incrustée dans sa peau, il s’était scarifié de tout son être à s’en faire mal à en crever… Elle l’avait rendu fou.

Il avait cessé brutalement, en s’agrippant une dernière fois à elle, puis il l’avait repoussée comme une vulgaire poupée de chiffon.

Il s’était écarté d’elle subitement, pour s’adosser contre un coussin du canapé. » (Page 48, lignes 28 à 39)

 

3) « La vulgarité du mot « connard » lui avait traversé l’esprit un court instant. Elle s’était ravisée immédiatement jugeant qu’il ne le méritait pas. « Enfin, pas pour le moment ! ». » (Page 50, lignes 30 à 32)

 

4) « Elle s’était trop brûlée les ailes lorsqu’elle les avait déployées pour s’envoler vers la lumière de l’amour. Comme un papillon de nuit autour d’une bougie… Elle y avait laissé tant d’enthousiasme.

Il avait fallu tant de larmes pour éteindre ce feu qui l’avait dévorée.

Ce qui subsistait du carnage, ne ressemblait plus qu’à de vulgaires moignons rongés, atrophiés, ne lui autorisant plus aucun envol.

Elle se retrouvait clouée au sol, interdite d’aimer et de se laisser aimer.

Elle ne se sentait plus qu’une vilaine chose, contrainte de ramper dans les dédales des ténèbres, perdue dans les sous-sols de l’amour. » (Page 61, lignes 1 à 9)

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5) « Il s’était jeté sur le lit et avait entraîné Sophia dans sa fougue.

Le chevauchant, elle ne s’était pas lassée de savourer son visage, les mains plongées dans l’épaisse chevelure.

Elle n’avait cessé de livrer sa langue aux abîmes de la bouche succulente qui avait enrobé la sienne si tendrement.

Elle s’était délectée de sa salive comme d’un caramel fondant en ses papilles émoustillées.

Elle l’avait mordillé, pour se retenir de le mordre.

Son corps tout entier avait ondulé, frotté, caressé, affleuré ce beau mâle finement musclé.

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11) « Elle adorait le mélange subtil et harmonieux à souhait, du muret aux couleurs de terre ocre, de miel et d’ardoise, mariées avec le noir rouillé de la ferronnerie, ainsi que la délicatesse du flamboyant épineux qui l’en recouvrait de sa magnifique parure florale et verdoyante.

Lorsqu’elle refermait le portail, elle avait toujours le même sentiment de pénétrer dans un autre monde, paisible, accueillant, serein, laissant derrière la haute clôture, celui des vivants, devenu pour elle franchement hostile.

Il y flottait toujours une atmosphère empreinte de silence et de quiétude, d’une indescriptible douceur.

Elle pouvait s’imaginer la richesse de ces ancêtres, de par la beauté des marbres, ainsi que de par leurs qualités façonnées.

Pour les plus pauvres, de simples tertres signifiaient de leur présence. » (Page 184, lignes 6 à 17)

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16) « Sébastien disparut dans l’obscurité à la nuit tombante.

Sophia se retrouva seule devant son feu, habitée par une morosité poignante.

Elle la contra en se levant d’un bond, et en se dirigeant vers l’endroit où elle déposait la ration pour son renard.

Elle le chercha de son regard.

Elle aurait bien aimé qu’il vienne la retrouver à cet instant.

Quand il montrait le bout de son museau, souvent quand la jeune femme ne s’y attendait pas, il apportait toujours son lot d’un immense bonheur avec lui.

À chaque fois, ils ne cessaient d’admirer chacun de leurs mouvements, et de se nourrir avidement de leur grâce.

Sophia se hasarda à l’appeler.

C’était la première fois qu’elle prononçait son nom pour lui demander de la rejoindre.

« – Foxy !… … Foxy !!… … … Foxy ?!… »

Le beau pelage se faufila dans les buissons, puis serpenta en contournant les grands pins pour venir jusqu’à elle.

Sophia resta stupéfaite…

Le renard avait répondu à son appel… Elle n’en revenait pas. » (Page 351, lignes 10 à 28)

 

Informations complémentaires

Auteur

Ményanthès Da Sylva

ISBN ebook

978-2-407-00596-3

Version

Ebook téléchargeable, Livre papier

Format livre

439 pages

ISBN livre

9782407000982

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