AD’HOMO Tome 7 « Mes boulots 1972 – 1974 »

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Une consécration brève et dangereuse.
Des ruptures douloureuses mais volontaires.
Une progression dans le domaine professionnel.
Une vie de Robinson.
Des gens qui disparaissent.
Des copains, pas les meilleurs, mais c’est une expérience qui sert d’épreuve.
De l’homosexualité à tous les coins de rue.

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Extraits du livre

C’est qu’elle en a vu des quéquettes La Jonquille, d’abord, dès douze ans, celles des occupants qui nous occupaient pendant l’occupation, puis celles des occupés, occupés par les occupants pendant la même occupation mais bien plus occupés à des occupations différentes de celles des occupants, puis celles de ceux qui étaient moins occupés par les occupants occupés par les occupés refusant de s’occuper des occupations des occupants. Puis celles des occupants qui n’étaient pas occupés par les occupés refusant de s’occuper des occupations des occupants des non occupés. Puis celles des collabos, occupés par les occupés qui s’occupaient sournoisement des occupations des collabos des occupants également occupés par les occupés qui s’occupaient des non occupés s’occupant des occupations des occupants. Puis, à la libération, se retrouvant seule et livrée à elle-même, elle s’est occupée des quéquettes des nouveaux occupants libérateurs occupés à chasser l’occupant se désoccupant des anciens occupés aidés par les occupés des nouveaux occupants désoccupés des anciens occupants mais occupés à dénicher les collabos désoccupés des occupations des occupants. La Jonquille c’est la reine de la bite, ça l’occupe.

Une fois dans la rue, même en me maitrisant il y a du brouillard devant mes yeux, pourtant le soleil levant brille dans un ciel froid mais sans nuages. Le nuage il est à l’intérieur, il pleut dans mes yeux et dans mon cœur, ce sera mon dernier nuage d’amour, plus aucune ni aucun autre partenaire ne me fera pleurer.

Je descends avec ce gars qui me demande si j’ai déjà conduit, lui aussi il me prend pour un débile mais je ronge mon frein, je lui explique alors, avec mon air le plus sérieux, que j’ai déjà essayé une patinette sans pédale puis une à pédale avec succès, ensuite des patins à roulettes et pendant quelques années des brouettes à une roue, puis, depuis quelque temps des brouettes à deux roues et qu’après dix-huit mois d’expérience sur les présentes j’attends quelques années d’une nouvelle expérience pour m’attaquer aux brouettes à trois roues. Ce con me répond que des brouettes à trois roues ça n’existe pas, j’ai compris, je vais être « examiné » par un neuneu, ça promet.

Des motifs il y en a des tas, des raisons il n’y en a qu’une, le regret de n’avoir pas été assez hardi pour tenter ce que moi j’ai fait, franchir la barrière de la bienséance pour se révéler, s’exonérer des principes sociétaires en se marginalisant sexuellement, il y en a des millions des refoulés qui sont prisonniers de la vie, du système, de leur femme, de leur famille, ils ont fait des mômes à un « fantôme » en se disant qu’ils ont loupé un train sauf qu’il n’y en aura pas d’autres, c’était le train de leur jeunesse, là aussi on en a qu’une qu’on mange trop vite de peur d’en perdre alors qu’on en perd toujours, cette jeunesse qu’on a raté de n’avoir pas osé la vivre à cause des parents qui surveillent, de la religion qui soumet, les règlements qui interdisent de vivre ce qu’on a envie de vivre. Déjà quarante carats et un ratage presque complet, alors un petit coup de bite dans un petit cul de jeune gars, un soir avant de rentrer, ça compense un peu, ça ouvre la boîte à regrets et chasse pour un instant l’image d’une vie sexuelle ratée, pour un instant ils redeviennent ce qu’ils auraient voulu être, il y a vingt ans, il y a mille ans, pour un instant seulement comme disait le regretté Jacques Brel…

Ce sont les philosophes de comptoir, l’Assemblée nationale des pochtrons, les bistros sont transformés en Palais Brongniart ou en Sénat, les rois de la chopine sont plus enthousiastes que les sénateurs eux-mêmes, plus malin que tous les députés réunis, on refait la France, on sauve les ouvriers, on renverse le gouvernement on met tout le monde au boulot, sauf eux, les bistros pour débattre des affaires du pays c’est indispensable, il y a la matière première pour trouver du courage, la fierté française au fond des verres de rouge, des Ricard, des Pastis ou de la bière, plus ça coule et mieux la France se porte, Marianne prend de plus en plus de place à mesure que les verres se vident, quand ils sont vides on les plaint, quand ils sont pleins on les vide, ainsi va la vie des paumés français dans la débine et j’en fais partie, on se demande comment n’y avoir pas pensé plus tôt.

Informations complémentaires

ISBN ebook

9782407030378

Version

Ebook téléchargeable

A propos de l'auteur : François Ihuel

François Ihuel

Francois Ihuel est né le 24 Avril 1950 à Paris. Après une enfance difficile de privations, et d’interrogations il rentre dans la vie active dans de mauvaises conditions. L’adolescence chaotique et perverse qu’il a vécue va le desservir mais aussi l’aider. Ses expériences de jeune homme pas comme les autres, heureuses et malheureuses, vont le forger à tout accepter, une école de la vie incomparable. Il passe d’un employeur à l’autre, d’un «métier» à un autre, il apprend tout et rien, il sait tout et rien, il découvre la société, les bons côtés mais surtout les mauvais. Il se forge un caractère sur les navrances humaines et découvre qu’il ressemble aux autres.